Agglo

le dispositif agglo

qui participe à agglo ?

Lors de la mise en place de la préfiguration du programme en janvier 2003, sous la tutelle de la Villa Arson, École Nationale Supérieure d’Art, et sous la responsabilité de Jérôme Joy, artiste-enseignant à la Villa Arson, le choix a été fait de solliciter des participants au programme sous la forme d’une invitation à activer le programme de recherche. C’est-à-dire que le champ aperçu des investigations à mener semblant d’une part pluriel et fluctuant (jusqu’à aujourd’hui difficile à identifier par les autres partenaires institutionnels et artistiques) et d’autre part lié à différentes modalités d’opération (observation, analyse, expérimentation, développement, etc.) qu’un groupe restreint de quelques investigateurs et chercheurs ne pourraient mener, il est apparu que la constitution d’un collectif dont la pluralité des provenances, des approches, des « compétences », des connaissances et des pratiques permettrait de partager et d’associer des modalités d’opérations et de conduites, serait adéquat afin de couvrir une exploration conséquente du champ de la recherche.

En effet, les membres d’agglo de par leurs provenances et leurs « parcours » actualisent ce champ de la recherche menée : artistique (artistes associés ou non à des associations et des projets fédérateurs), pédagogique (artistes et enseignants en Écoles d’Art et dans les départements d’Université), technique (artistes impliqués dans les développements de technologies libres), recherche (artistes et chercheurs en parcours de Thèse, ou associés à des laboratoires de recherche).

une communauté de recherche

Ceci a constitué une histoire du programme de recherche par sa continuelle évolution et ses transformations internes de proche en proche. Cette « mémoire » à la fois du groupe collectif et de chaque individualité au sein du dispositif est constitutive à la fois du parcours de chacun(e) ou de chaque laboratoire, et de l’articulation de problématiques communes à partir desquelles chacun(e) est à même de confronter, d’augmenter et d’interroger sa conduite d’expérimentation et d’investigation. Il s’agit donc bien de la constitution d’une communauté de recherche, malgré la lenteur observée du passage de la juxtaposition de parcours ou d’états successifs à l’articulation de ceux-ci.

Il est à souligner un point prépondérant dans la constitution de cette communauté : elle est en même temps issue des histoires antérieures de chaque membre d’agglo, chacun portant les expériences et les pratiques qu’il ou qu’elle a pu expérimentées antérieurement ou simultanément au programme agglo (qu’elles soient artistiques, pédagogiques ou scientifiques), et de l’histoire commune menée au sein du programme. Agglo agit comme un amplificateur ou un excitateur (plus qu’un aggrégateur ou un initiateur) d’investigations menées ou amorcées en dehors du programme, celles-ci pouvant être expérimentées puis réinvesties réflexivement ou reformulées spécifiquement dans le cadre de l’espace de recherche. Agglo est en quelque sorte un espace condensateur gérant ses multiples inputs et outputs (on pourrait parler aussi d’échangeur).

Le groupe de recherche est ainsi évolutif permettant les entrées et les sorties sans contrainte. Seuls les objectifs et l’interrogation des objets de recherche priment en constituant un espace de recherche en art.

les rencontres et les sessions

Cet espace se construit sur une calendarité commune des laboratoires au travers de sessions collectives —réunions physiques (à Nice et à Paris), sessions IRC (sessions de discussions en ligne)—, durant lesquelles sont mis à jour les objets de recherche et les règles de fonctionnement (voir à ce sujet le calendrier). Ensuite chaque laboratoire, et au travers eux chaque membre du programme, adapte des rythmes et des modalités d’activités propres (par le suivi du spip, par l’alimentation de l’espace propre au laboratoire concerné, par l’association avec des supports externes tels que workshops, interventions, publications ou encore hybridations avec des projets existants ou en cours) dont les traces, les documentations ou les inscriptions sont transmises via le site spip, la liste de diffusion, les fils de syndication ou lors des réunions, aux autres laboratoires du programme. Ces modes de transmission et de compte-rendus sont encore à améliorer afin d’arriver à une circulation plus fluide et à une articulation plus opérante des problématiques communes.





- introduction
- approches et objets d’investigation
- note sur l’idée de jurisprudence
- note sur le récit et la transmission
- note sur la recherche en art
- note sur émancipation et affranchissement
- note sur temporalités et mémoire
- le dispositif agglo
- comment agglo opère-t-il ?
- le site internet www.agglo.info



Agglo, construction de situations collectives d'inventions - http://www.agglo.info