"Comme tous ceux qui écrivent, je suis un malade du langage. Ma maladie personnelle, c’est que je ne sais pas me servir du langage pour communiquer. De plus, je n’ai ni le talent ni le génie nécessaires pour fabriquer des oeuvres d’art avec ce que j’écris. Alors je fabrique - j’allais dire des machines, mais ce serait trop à la Deleuze - des instruments, des ustensiles, des armes. Je voudrais que mes livres soient une sorte de tool-box dans lequel les autres puissent aller fouiller pour y trouver un outil avec lequel ils pourraient faire ce qui bon leur semble, dans leur domaine." Michel Foucault , "Prisons et asiles dans le mécanisme du pouvoir" - mars 1974, in Dits et Ecrits, t. I. Paris : Gallimard, 1994/2001, pp. 1391.
A partir des différents projets que nous avons pu mener ces dernières années, dans le cadre pédagogique (SCAN Villa Arson, CEDAR coordination des Ecoles d’Art en Réseau, etc.) en relation avec le champ artistique (RadioMatic, Lascaux2, Collective JukeBox, etc.), il semble qu’un espace intermédiaire, ou en tout cas qu’un défaut d’identification, concerne les problématiques investies qui toucheraient la "recherche en art". En effet, ces projets dépassent les cadres de la pédagogie et du champ marqué de l’art (selon les logiques de monstration, de marché, etc.) en investissant un espace nourri et articulé sur des principes et des objets identifiés dans d’autres champs que celui de l’art ou questionnant fortement les statuts consensuels acceptés dans celui-ci.
Pourtant, les pratiques qui originent ces projets ne peuvent qu’être artistiques.
La nécessité d’ouvrir un dispositif tel que le laboratoire Lib_ s’est donc imposé, en le structurant sur un mode d’exploration et d’évaluation (veille, hypothèses, lexique) permettant d’articuler et problématiser les opérabilités et les notions en jeu dans ces pratiques artistiques qui toutes font appel plus ou moins directement à un environnement en réseau. Notre intérêt s’est donc arrêté sur la qualité collective et la particularité émancipatoire (d’affranchissement) qui semblent dépasser les aspects collaboratifs et de détournement communément remarqués. L’attention portée aux environnements socio-techniques, et leurs conditions, accompagnant ces pratiques et non pas les "portant", nous a semblé déterminante.
Lib_ en tant que laboratoire, qu’unité d’exploration, nous a permis de mettre en place une tool-box, dont la première étape actuelle a été de cerner les termes opératoires et les hypothèses d’opération de ces pratiques, pratiques que nous rendons actives dans nos projets artistiques et pédagogiques adjacents.
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Jusqu’à présent, les pratiques artistiques vivent dans une perspective de développements liés aux technologies numériques, et à leurs inscriptions dans un territoire de visibilité et de reconnaissance, en déployant des questions et des problématiques conséquentes de leurs traitements et de leur fabrication - c’est-à-dire en se fondant sur ce qui les définit, les institue et non sur ce qui les constitue -. Ainsi ces propositions se présentent dans la spécificité d’un projet artistique en s’attachant principalement à leurs seules autorités statutaires, caractéristiques et consensuelles : en tant qu’oeuvre d’art d’une part, et en tant que "d’art numérique" et/ou "d’art contemporain" d’autre part [1].
Le propos ici est de problématiser à nouveau ces enjeux par le dépassement voire l’augmentation des notions impliquées en circonscrivant celles-ci dans un réseau "d’opérabilités" plutôt que dans un espace déjà désigné et supposé, voire confiné, de l’art numérique ou de l’art contemporain [2].
A titre d’exemples : dépasser les notions de collaboration et de participation par le concept de "coopération", augmenter celles liées aux interfaces et aux interactivités par une approche des "dispositifs" [3], interroger les conditions de mixité, d’hybridation, de transversalité et de perméabilité par celles de "connectivité" et de "compatibilité", éprouver les cadres de monstration face aux mobilités, aux téléchargements et aux pratiques immersives, etc.
En parlant d’opérabilités, ce sont les qualités et capacités de circulation et d’organisation portées par ces pratiques "en réseau" qui sont révélées : en effet, comment auraient pu être envisagées avant l’Internet la circulation et la distribution délibérées d’une œuvre sans considérer sa destination, son statut et sa réputation ? En quoi ces dispositifs, collectivisés et non individualisés, en permanence évolutifs et transformables, favorisant la circulation et la mise à disposition, deviennent émulateurs de modalités de productions artistiques et d’organisations en réseau ?
Dans un contexte où dominent essentiellement la sphère quasi-universelle marchande et les industries culturelles [4], - rapidement adaptées à la numérisation (qu’elles ont par ailleurs souhaitée et favorisée) et à la consommation, à laquelle répondraient, malgré tout, les supports de médiations (expositions, labels, événements publics) -, donc, ainsi dans un contexte contrôlé et nourri par des conditionnements impératifs (marketing, légitimations exclusives, profilages, particularismes, contrôles des flux, segmentations et médiamétries) qui stigmatisent toute initiative "anomale" comme virale et pirate, il s’agirait d’observer les espaces d’émancipation (les lieux singuliers, différentiels des expériences en réseau), et d’évaluer les conditions des pollénisations, des ontogénèses, des implémentations [5], des libres circulations et d’organisation critique des activités des pratiques en réseau qui tentent de contourner ces enfermements et de recouvrer ainsi une "socialité". Notre époque est celle des technologies des réseaux, provoquant à la fois une désorientation et une requalification de nos espaces et de nos activités ainsi que de nos relations et attachements : ce qui semblait aller de soi (oeuvre, auteur, identification par la visibilité et la sollicitation, stratégies personnelles promotionnelles, etc.) est questionné aujourd’hui de manière pertinente par l’intensification de paradigmes permettant de développer à nouveau (ou enfin) des hypothèses et des projets.
Les réseaux sont un espace technique évolutif d’interconnexion, un espace social potentiel de relations individuelles et collectives, un entrelacement spatio-temporel de liens et de transferts d’éléments commutés et computés, un milieu socio-technique constitué par son agencement et ses hybridations avec les autres milieux et systèmes. Le champ social étant soumis aux impératifs de la consommation et de l’homogénéisation généralisées conduisant à la réduction et à la perte des autonomies (le champ artistique n’y réchappe pas) [6], les réseaux restituent un espace de réélaboration des relations, des consentements, des attachements, - ce qui est vital pour l’existence humaine -, en permettant le développement (à nouveau) des récits individuels et collectifs. En ce sens, les dispositifs en réseau sont des mnémotechniques. Quelles singularités (co-opératives, productives, inventives) les pratiques artistiques élaborant avec les réseaux développeraient-elles, par l’émancipation et l’affranchissement, en étant de surcroît "hors-champ", tout en prenant en compte qu’il serait illusoire de penser que ses "acteurs" échapperaient d’emblée aux conditions dominantes, invasives et pervasives de la consommation et de l’industrialisation (formant la socialisation majoritaire grégaire), et à leurs corollaires, celles de la confination spécialisée tout aussi exclusive ? [7]
La position est remplacée par la situation : s’engager dans la construction de situations collectives d’invention [8] (les dispositifs collectifs en réseau) dépassent les considérations énoncées jusqu’à présent autour des pratiques de l’art et liées au détournement, à l’appropriation, à la perméabilité et à la modélisation. Les ateliers et les studios deviennent des espaces ftp (ou de relais p2p), des zones de téléchargement et de streaming, reliés entre eux et activés par des protocoles collectifs. Les forums rassemblant artistes, développeurs et programmeurs, deviennent des ateliers actifs ; les listes de diffusion, les "chats", les blogs et les spips, des espaces de débats et de discussion ; les zones de téléchargement, des studios partagés. Les homestudios sont étendus et "augmentés", noeuds de connexion et de mémoires, ne sont plus confinés et clos, tels des dépôts du génie personnel.
Cette notion récurrente d’opérabilité (à mettre en parallèle avec celle d’implémentation), mise en jeu dans la circulation distribuée, disséminée, sans relais hiérarchique (mobilité des rôles), et dans les modes d’organisation et de mutualisation des dispositifs mis à disposition (et non en exposition), réinterroge les cadres de représentation de l’art, voire en envisage leurs "controverses" [9] dans un champ plus élargi, connectif, social et atopique. L’enjeu serait de voir comment les renversements génériques opérants dans ces pratiques artistiques (de l’œuvre au dispositif, de l’individuel au collectif, du collectif à l’individuel) ainsi que les conséquences induites par ceux-ci et constitutives de leur formation, quant à leur identification et leur statut, s’inscrivent dans une volonté d’émancipation et de réappropriation des conditions de production, de diffusion et de distribution (pour apparaître). Les hypothèses posées par le laboratoire Lib_ tentent de discerner les contours de ces renversements [10].
Les solutions et les inventions abordées aujourd’hui par ces pratiques (en art, en musique, etc.) nourrissent le développement de dispositifs dont les singularités sont liées à des aspects polymorphes, mobiles, réticulaires, coopératifs, convergents, confluents et modulaires en associant ou en répliquant les modalités des moyens électroniques, informatiques et télématiques : rien n’indique a priori la nature de ces dispositifs, de leurs interfaces et de leurs "expériences", à part le fait qu’ils soient téléchargés, implémentés, activés, "pluggés" ou qu’ils impliquent certaines conditions pour être visibles et pour opérer [11] (pourrions-nous évoquer une organologie des dispositifs ?). D’autre part leur adressage n’est plus systématisé a priori dans une convocation frontale objet / public (exposition, concert, représentation publique) mais problématisé dans d’autres équations : tout est public tout le temps, chacun devenant une antenne - émettrice, réceptrice - [12].
Il ne s’agit pas de réaliser une "oeuvre collective" ou un cadre public participatif (à l’image d’une exposition collective ou d’une installation interactive exposée), ni de gérer des intersubjectivités, mais de mettre en place des environnements de type collecticiel [13] et des processus et protocoles de production et de diffusion commensaux, furtifs [14], immersifs et mis à disposition, en fonction d’une économie directe et de modalités concertées, consenties et non plus décrétées. Dans ces modalités conditionnelles, la mutualisation construit, sans contrariété, à la fois le devenir du collectif et et celui des individus le constituant (la coopération marque la nécessité de construire des projets, des hypothèses, des stabilités, dans un contexte précarisé, désajusté ou évoluant trop rapidement).
En engageant des modes "opératiques" [15], ces pratiques artistiques mettent à jour des conditions inédites de mutualisation et d’échanges, sous la forme de "situations" et d’environnements qualifiés (libres, syndication, auto-amendement, auto-modérations) dont on doit souligner la propension spontanée à associer, à fédérer et à s’auto-organiser à partir d’individualités, sans déterminer de hiérarchie dominante et sélective : ce sont des terrains de jeux.
L’activité artistique n’ayant plus alors comme finalité et fatalité la production d’objets "à médiatiser" par les dispositifs de visibilité et de monstration (selon un programme), garantissant et régissant jusqu’à présent leurs existences et leurs diffusions, voire leur consommation culturelle, elle tente de s’inscrire dans une socialité plus large par l’invention de dispositifs "connectifs" implémentés, en questionnant ainsi les notions d’espace médiatique / d’espace public / d’espace commun / d’espace privé.
Il s’agirait de voir en quoi un supplément d’autonomie serait acquis et quelles temporalités sont convoquées (organisations temporaires, furtives, évolutives, etc. - activités documentées, archivées, transmises, etc. - propositions de synchronicités différentielles et à la fois convergentes), et finalement quelles conditions techniques et "technologiques" sont nécessaires à la construction de tels dispositifs permettant d’induire des implications et des enjeux comparables à ceux du domaine des logiciels libres et des nouvelles solidarités sociales. Une approche des modes d’opérabilités de ces pratiques pourra ainsi se constituer [16].
Ces (éco-)dispositifs semblent autant favoriser l’individuation et la mutualisation, comme principes d’émancipation. Dans ce sens, la coopération apparaît comme ce qui constitue le(s) collectif(s) (nous) par les constitutions individuelles en réseau (connectivité), co-décidant, co-actant des opérabilités (alors compatibles) construisant des situations "ouvertes" (hybrides), d’expériences, par le moyen de dispositifs inventés mis à disposition selon certaines conditions (voir les hypothèses du laboratoire). Ces pratiques artistiques (en tant que pratiques d’invention -de temporalités-) inaugurent une émancipation (sous quelles conditions ?) des réseaux gestionnaires d’informations et de pouvoir, en distinguant entre grégarisation (homogénéisation de la communication, de la consommation) et coopération -les "dispositifs collectifs" (expression qu’il faudrait encore préciser)-, et en constituant des discontinuités, des temporalités différenciées, exceptionnelles (vers la mémoire, les mnémotechniques).
Ces espaces dessinant des communautés mobiles, malléables, temporaires, se faisant et se défaisant, sollicitent la coopération d’un groupe de pairs ou d’interlocuteurs dans un espace limité, à l’image de zones d’activités ne vivant que le temps de la nécessité commune.
En dresser un inventaire ou une approche historique serait inopportun ici même si nous pouvons en proposer quelques indices non exhaustifs observés dans les domaines des pratiques du son : collectifs de jeux, d’échanges et de projets sous forme de processus évolutifs (événements, dispositifs ou publications) utilisant des systèmes partagés reliés à distance ou des réseaux locaux contrôlés (MIDI, playgrounds interactifs improvisés ou programmés), dispositifs de streaming (émissions - improvisées ou non - en continu de flux audio - ou video ou de données - de point à point et disponibles à l’écoute en se connectant sur une adresse déterminée), projets de téléchargements et de dépôts évolutifs (repositoires), dispositifs réplicables, transclusifs, téléchargeables, etc. (voir la note 12).
Ces dispositifs sont devenus des espaces de création qui s’affirment, des espaces dans lesquels les singularités des pratiques s’enrichissent sans compétition. Les systèmes s’échangent, peuvent être "pluggés" les uns aux autres, ou l’un à l’autre, circulent à la disposition de chacun afin d’être augmentés, ré-utilisés, modifiés, activés (daemon [17]) etc. Il s’agit bien aujourd’hui de favoriser la construction de situations collectives d’invention [18] - plutôt pollens que virus... -, hypothèse que nous pourrions formuler ainsi : "Lorsque les réseaux sont un espace critique et d’émancipation, alors la coopération devient une nécessité ou est rendue possible" (voir LOGS 1).
Finalement, ces notions esquissées rapidement ici autour des dispositifs collectifs en réseau fragilisent presque systématiquement les localisations stabilisées (l’oeuvre, l’artiste), et questionnent indubitablement les conditions de présentation de l’art et de ses "manières de faire" [19]. A l’organisation des consommations et des visibilités répondraient salutairement les organisations constructives de l’invention et des circulations.
Publié dans le numéro 102 de la Revue Culture&Recherche, sept 2004. Texte remanié en janvier 2005 pour la publication LOGS aux Editions Ere
Jérôme Joy
[1] L’individualisation instrumentalisée de la pratique artistique et de ses objectifs "convergents pour tous" (même s’ils n’apparaissent qu’à peine avoués : il s’agit tout de même d’être visible et parfois d’espérer d’être indispensable) répondent à une adhésion collective et consensuelle aux logiques de la sélection du visible (de la monstration) sous le couvert d’une participation (promise) à l’histoire, (trépidante) aux flux de l’actualité et (notable) à la construction d’une distinction (esthétique) malgré le nivellement soupçonné vers une esthétique généralisée de la consommation. Toute production artistique "de valeur" (sélectionnée et, par la suite ou la plupart du temps simultanément, collectée) est "accessible à tous" (publicité) et est ainsi "médiatée" dans l’espace public par les dispositifs adéquats.
[2] Ces problématiques sont l’objet du programme de recherche AGGLO, http://www.agglo.info/, auquel participe le laboratoire Lib_.
[3] En explorant les conditions de ceux-ci : expérimentiels, agentifs, etc. et en s’interrogeant sur la relation entre appareil et dispositif (Jean-Louis Déotte, L’Époque des appareils, Éd. Lignes et Manifeste, 2004). (Voir aussi le laboratoire Plot, http://www.agglo.info/ et http://temporalites.free.fr/) .
[4] Bernard Stiegler, "De la misère symbolique. 1. L’époque hyperindustrielle", Ed. Galilée, 2004.
[5] Nelson Goodman : "L’implémentation d’une oeuvre d’art peut être distinguée de sa réalisation (exécution). La réalisation consiste à produire une oeuvre, l’implémentation à la faire fonctionner [...] J’ai suggéré la possibilité de considérer la question "Quand y-a-t-il art ?" comme plus fondamentale que la question : "Qu’est-ce que l’art ?".
[6] Il en est ainsi des logiques généralisées (uniformément globalisées) à tous les secteurs de la société, qui annihilent les développements singuliers : n’est visible que ce qui est normé à une certaine "fluidité", tout en disparaissant paradoxalement dans le consensus global (d’où la stigmatisation de la disparition et de l’évaporation de l’art relevée par Yves Michaud). La syncrasie et la congruence - eucrasie - (le mimétisme, l’adaptation réactive et la médiamétrie) conditionnent (Cf ibid. B.Stiegler). Et en effet les champs artistiques n’y (r)échappent pas. (Voir aussi le laboratoire /tmp, http://www.agglo.info/, activé par Patrick Bernier.
[7] Bernard Stiegler, Philosopher par accident, Entretiens avec Elie During, Editions Galilée, 2003.
[8] http://www.agglo.info/ depuis 2003 et http://jukebox.thing.net/labo.html (texte éponyme).
[9] Bruno Latour : la "controverse" en tant que situation d’interlocution, d’incertitude, d’évaluation, et de débat. http://www.ensmp.fr/ latour/.
[10] Voir la sous-rubrique hypothèses.
[11] Maria Wutz, "Notes à propos des oeuvres sympathiques", http://www.college-invisible.org/cis2/adistance/intro.html .
[12] http://locusonus.org/, http://collectivejukebox.org/, http://nomusic.org/ (Laboratoire Streamlab, http://www.agglo.info/).
[13] Jérôme Joy, "Les Dispositifs Coopératifs", in "L’art et son exposition", Ed. L’Harmattan, 2002.
[14] Patrice Loubier, "De l’anonymat contemporain entre banalité et forme réticulaire", Parachute 109, 2002 ; "Les Commensaux : Quand l’art de fait circonstances", Skol 2001 ; "Enigmes, offrandes, virus : formes furtives dans quelques pratiques actuelles", Parachute 101, 2001. (Laboratoire Radar, http://www.agglo.info/).
[15] Jérôme Joy, "Des processus musicaux sur Internet", Actes du Colloque Imagina 98.
[16] Voir les prolongements de Lib_ au sujet des opérabilités.
[17] http://www.free-definition.com/Daemon-computer-software.html . Voir aussi Yannick Dauby, Paysages sonores partagés, http://kalerne.net/ (Laboratoire Leinster, http://www.agglo.info/).
[18] Pierre Bourdieu, "Pour un savoir engagé", Le Monde Diplomatique fév. 2002.
[19] "Les pratiques artistiques sont des "manières de faire" qui interviennent dans la distribution générale des manières de faire et dans leurs rapports avec des manières d’être et des formes de visibilité". Jacques Rancière, Le Partage du Sensible, Ed La Fabrique 2000, p.14. Voir aussi les observations des laboratoires Transactiv-exe et Sys, http://www.agglo.info/.